{"id":10306,"date":"2022-11-15T17:03:50","date_gmt":"2022-11-15T16:03:50","guid":{"rendered":"http:\/\/gdsa30.fr\/?page_id=10306"},"modified":"2025-12-30T17:04:58","modified_gmt":"2025-12-30T16:04:58","slug":"congres-de-quimper-aethina-tumida-le-petit-coleoptere-de-la-ruche","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gdsa30.fr\/index.php\/congres-de-quimper-aethina-tumida-le-petit-coleoptere-de-la-ruche\/","title":{"rendered":"Congr\u00e8s de Quimper\u00a0: Aethina tumida, le petit col\u00e9opt\u00e8re de la ruche"},"content":{"rendered":"\n<p>Notes prises au congr\u00e8s europ\u00e9en de l\u2019apiculture \u00e0 Quimper, le 21 octobre 2022, lors de la conf\u00e9rence de <strong>Jeff Pettis<\/strong> apiculteur am\u00e9ricain, pr\u00e9sident d\u2019Apimondia et du t\u00e9moignage de <strong>Fran\u00e7ois Payet<\/strong> pr\u00e9sident du syndicat apicole de la R\u00e9union.<\/p>\n\n\n\n<p>Le pr\u00e9sident Jeff Pettis rappelle les diff\u00e9rents acariens et insectes ravageurs des abeilles et insiste sur le <em>Tropilaelaps clarae <\/em>acarien qui infeste l\u2019Asie et pourrait repr\u00e9senter un danger prochain, car il se multiplie plus rapidement que le varroa.<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9crit le cycle du petit col\u00e9opt\u00e8re de la ruche PCR qui est originaire de l\u2019Afrique sud saharienne. Il a envahi l\u2019Am\u00e9rique, l\u2019Australie, l\u2019Asie et p\u00e9n\u00e8tre en Europe, son introduction aux USA date de 2010 mais il aurait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 en Floride d\u00e8s 1990.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9 en Italie en 2014. Dans ce pays, la situation est bien stabilis\u00e9eet son d\u00e9veloppement semble stopp\u00e9, mais il ne serait pas \u00e9radiqu\u00e9. Le PCR se d\u00e9place rapidement dans le monde, probablement avec le commerce des cires. Comme il fuit la lumi\u00e8re sa d\u00e9tection est particuli\u00e8rement difficile et il est fort probable que sa pr\u00e9sence soit toujours ant\u00e9rieure \u00e0 sa d\u00e9couverte.<\/p>\n\n\n\n<p>Les propos de Jeff Pettis confirment bien ce que l\u2019on savait d\u00e9j\u00e0 sur le PCR notamment sa description et sa biologie (voir sur Internet Wikip\u00e9dia). Il pr\u00e9cise trois points&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; les adultes cherchent \u00e0 se nourrir et \u00e0 pondre dans les cellules de pollen, de miel au centre des cadres. Les abeilles (A. mellifera), les repoussent vers les extr\u00e9mit\u00e9s des cadres et souvent les enferment. Nettoyer r\u00e9guli\u00e8rement l\u2019ext\u00e9rieur des cadres, l\u2019int\u00e9rieur de la ruche, les rainures, les bandes m\u00e9talliques, les recoins, permet de les limiter. Une m\u00e9thode de lutte consisterait \u00e0 placer des petits compartiments de captage pour PCR. Mais comme il peut se reproduire cinq fois par an, cela n\u00e9cessite un travail tr\u00e8s important pour des r\u00e9sultats limit\u00e9s, car vu sa petite taille (6mm), il en restera toujours, nich\u00e9s dans des coins inaccessibles.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; la nymphose se fait dans le sol autour de la ruche sur un rayon de 2 m. La structure du sol joue un r\u00f4le tr\u00e8s important. Les sols sableux sont plus propices \u00e0 l\u2019enfouissement (jusqu\u2019\u00e0 20 cm) des nymphes que les sols de terre meuble. Ces derniers sont aussi plus favorables au PCR que les sols d\u2019argile dure. Les sols forestiers avec leurs amas de feuilles et de d\u00e9bris v\u00e9g\u00e9taux constituent un milieu favorable au d\u00e9veloppement du PCR. Pour le freiner, il est utile de placer des ruches sur les sols les plus compacts&nbsp;: argiles compact\u00e9es, affleurements rocheux, sols b\u00e9tonn\u00e9s, goudronn\u00e9s, dalles,fondations,constructions\u2026.<\/p>\n\n\n\n<p><br>&#8211; le climat humide et chaud favorise le d\u00e9veloppement du PCR. Au-dessous de 10\u00b0, il n\u2019y a pas de reproduction. Il en est de m\u00eame avec une humidit\u00e9 inf\u00e9rieure \u00e0 50 %.<\/p>\n\n\n\n<p>En conclusion Jeff Pettis pense qu\u2019il n\u2019y a pas de crainte raisonnable \u00e0 avoir pour des ruches et cadres sains bien peupl\u00e9s et propres. Pour les ruchettes cela pourrait \u00eatre plus probl\u00e9matique. Il pr\u00e9cise qu\u2019il n\u2019y a pas de probl\u00e8me en Californie et d\u2019apr\u00e8s lui \u00ab <em>la Provence n\u2019a rien \u00e0 craindre<\/em> \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019en est pas de m\u00eame pour les milieux tropicaux chauds et humides, comme l\u2019explique <strong>Fran\u00e7ois Payet<\/strong>, pr\u00e9sident du syndicat apicole de la R\u00e9union. Le PCR est apparu d\u2019abord \u00e0 Saint Philippe puis \u00e0 Saint-Pierre et Saint-Joseph, trois communes plac\u00e9es au sud de l\u2019\u00eele.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une premi\u00e8re r\u00e9colte de baies roses \u00e0 l\u2019Ouest de l\u2019\u00eele en mars avril, les ruches sont trait\u00e9es contre le Varroa puis d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019Est pour une r\u00e9colte de litchi en juillet-septembre. Suite \u00e0 un deuxi\u00e8me traitement contre le Varroa, les ruches sont d\u00e9plac\u00e9es au centre Sud, pour une r\u00e9colte de miel de for\u00eat en automne.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019expansion du PCR a \u00e9t\u00e9 favoris\u00e9e par les transhumances entre ces trois secteurs, le climat chaud et humide, le vent d\u2019est, les sols forestiers, la vente d\u2019essaims, l\u2019absence de d\u00e9claration d\u2019infestation, et aussi le Varroa, r\u00e9cemment introduit \u00e0 la R\u00e9union, qui affaiblit les ruches.<\/p>\n\n\n\n<p>En application du protocole administratif m\u00e9tropolitain 200 ruches ont \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9es, pour 11 apiculteurs, avec une indemnisation de 120 000 \u20ac. D\u2019apr\u00e8s Fran\u00e7ois Payet, manifestement ce protocole n\u2019est pas adapt\u00e9 \u00e0 la lutte contre le PCR. Pour lui, ce n\u2019est pas une maladie grave. \u00c0 la fin de son expos\u00e9 il d\u00e9clare\u00a0:<br>\u00ab\u00a0<em>Je traite le PCR simplement comme la fausse teigne\u00a0<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p> Prise de notes partag\u00e9es par <strong>Alain T\u00e9tu.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes prises au congr\u00e8s europ\u00e9en de l\u2019apiculture \u00e0 Quimper, le 21 octobre 2022, lors de la conf\u00e9rence de Jeff Pettis apiculteur am\u00e9ricain, pr\u00e9sident d\u2019Apimondia et du t\u00e9moignage de Fran\u00e7ois Payet pr\u00e9sident du syndicat apicole de la R\u00e9union. Le pr\u00e9sident Jeff Pettis rappelle les diff\u00e9rents acariens et insectes ravageurs des abeilles et insiste sur le Tropilaelaps clarae acarien qui infeste l\u2019Asie et pourrait repr\u00e9senter un danger prochain, car il se multiplie plus rapidement que le varroa. 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